Édito du Maire – Février 2025

Maire de la Ville

« Contre la ZFE, pour vous »

Depuis le 1er janvier 2025, la Métropole du Grand Paris a mis en place une extension de sa « Zone à faibles émissions » (ZFE). De quoi s’agit-il ? 

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« Contre la ZFE, pour vous »

Madame, Monsieur, Chers Bryards,

Depuis le 1er janvier 2025, la Métropole du Grand Paris a mis en place une extension de sa « Zone à faibles émissions » (ZFE). De quoi s’agit-il ? 

Il s’agit d’interdire aux propriétaires d’une voiture « Crit’air 3 » de circuler dans Paris et 77 autres villes de la région parisienne mais aussi dans 43 grandes villes de France et leur banlieue. 

Nous concernant, il faut avoir conscience qu’une famille Bryarde possédant un véhicule « Crit’air 3 » ne pourra plus circuler, par exemple, à Paris, Nogent-sur-Marne, Joinville-le-Pont, Champigny, Créteil, Vincennes, Fontenay-sous-Bois et 70 autres communes de la région. 

Maire de Bry-sur-Marne, et Président délégué du Département, j’ai refusé, à l’occasion du vote à la Métropole du Grand Paris, de voter en l’état la ZFE. Oui, en conscience j’ai refusé d’approuver cette folie. 

Pourquoi ? Pour défendre les familles (bryardes, val-de-marnaises, franciliennes et au-delà) modestes qui se font assommer par cette folie bureaucratique qui leur impose d’acheter un nouveau véhicule coûteux, sans aides à la hauteur, ou de payer 68€ d’amende lors de leur déplacement ou…de ne plus circuler. Quelle honte que cette ZFE ! 

Cet acronyme, un de plus dans le jargon insipide et barbare des technocrates, revient à exclure des grandes villes, et leur banlieue, des millions d’automobilistes, donc des millions de français des classes moyennes, incapables, évidemment, de s’acheter la dernière Tesla en vogue dans les beaux quartiers. 

Cette mesure, si elle est pleine de bonnes intentions pour le climat qui est un enjeu important, n’en demeure pas moins une lourde et insupportable discrimination sociale pour les français qui peinent déjà à joindre les deux bouts, et de plus en plus. Et voici que les dirigeants les mettent de nouveau à l’index par cette mesure gravement antisociale qui mériterait d’être renommée “zone à forte exclusion”. 

En conscience, je n’approuverai la ZFE que lorsque l’État permettra aux familles concernées d’accéder à un véhicule aux normes sans mettre l’équilibre budgétaire du foyer en risque. On ne peut pas, et ne devrons jamais à mes yeux, penser la lutte contre le dérèglement climatique par l’exclusion des plus modestes. 

Amitiés Bryardes,

Charles ASLANGUL
Maire de Bry-sur-Marne
Président délégué du Val-de-Marne
Vice-président du Territoire